Rappelons le contexte, 2800 habitants, 54 ralentisseurs ! Pour la plupart non conformes a la législation en vigueur. Trois ans de travail auront été nécessaires pour voir les
choses évoluer. La dernière campagne de presse (Motomag, Le parisien) du mois de mai, ainsi que la menace grandissante d’une procédure au tribunal administratif on fait avancer ce
dossier. Lors du dernier conseil municipal, le maire de cette petite commune annonçait son intention de demander au conseil général de procéder à la réfection des deux voiries départementales la
traversant. Et par la même de déclarer « une réflexion sera engagée pour réduire la vitesse des véhicules à quatre et deux roues et permettra de modifier, d’améliorer, de maintenir ou de
concevoir autrement les différents aménagements déjà réalisés pour assurer la sécurité des piétons » a demi mots, et sans jamais prononcer le mot ralentisseur, il s’agit bien de céder sous la
pression conjuguée de l’action de la FFMC et du conseil général, et de procéder à la mise aux normes, et a la suppression de certains ralentisseurs
inutiles de ce village. Ce premier volet concerne dix-huit
ralentisseurs, et la réflexion (puisqu’elle est enfin entamée), devra porter sur ceux restant sur les voies communales. En effet, comment expliquer à une population que des équipements
sont non conformes sur les départementales (vérifié, par une expertise contradictoire entre les services du conseil général et les services techniques de la commune), mais qu’ils le
seraient dans le reste de la ville. Dans le même temps, nous avons relancé la sous-préfecture de Meaux, afin qu’elle réponde au courrier que nous lui avons adressé en décembre 2008 à ce sujet. La
sécurité routière pour les habitants de Moussy le Neuf reste au centre de nos préoccupations et cette affaire doit voir une issue dans une optique « partage de la route ». Nous avons de
nombreuses propositions en ce sens, mais le maire n’ayant jamais souhaité nous recevoir, nous n’avons jamais pu les exprimer. Il devra donc seul assumer ses responsabilités en la matière. Nous
envisageons toutefois de reporter de quelques semaines la procédure auprès du tribunal administratif, le temps d’éclaircir la situation et de vérifier que c’est bien l’ensemble des ralentisseurs
qui à terme seront remis en conformité ou supprimés. Nous ne pouvons que regretter l’attitude négative et le manque de dialogue de cette commune.
Gilles SCHIAVONE - président de la fédération française des motards en colère de Seine-et-Marne
